C’est dans la poche !

Arbre phylogénétique montrant la position des marsupiaux dans l’arbre de la vie

Tous les marsupiaux ont une poche dans laquelle le petit grimpe pour finir son développement. Cette poche varie cependant dans son organisation. Dans la plupart des espèces, seules les femelles ont une poche, mais chez l’oposum aquatique le mâle a aussi une poche, dans laquelle sont situés ses organes génitaux. L’ouverture de la poche se fait par devant ou par derrière selon les espèces, selon ce qui permet de protéger au mieux les petits. Ainsi, la poche du kangourou s’ouvre par devant, mais celle du koala ou de l’oposum aquatique, par derrière. A l’intérieur de la poche se trouvent des tétines que les petits utilisent pour se nourrir.

Il y a trois grands groupes de mammifères : les monotrèmes, comme l’ornithorynque, les marsupiaux, et les mammifères euthériens comme l’homme, la baleine, le chat, la chauve-souris… Les marsupiaux sont des mammifères originaires de l’Océanie et de l’Amérique du Sud. Du fait de la tectonique des plaques, ils ont été séparés des mammifères euthériens pendant de nombreux millions d’années, et ont développé des formes ressemblant fort aux formes que l’on connaît parmi les mammifères euthériens, qui sont originaires d’Europe, Asie, Amérique du Nord ou Afrique. On trouve ainsi chez les marsupiaux des équivalents de nos loups, taupes, souris, écureuils volants… Autant d’exemples d’évolution convergente, que l’on interprète comme suit. Sur tous les continents, on trouvait des niches écologiques équivalentes : des prairies, des forêts, des arbres… Chacune de ces niches offrait des opportunités de spécialisation aux animaux qui y vivaient. C’est ainsi que des loups et des taupes sont apparues dans les prairies, ou des écureuils volants dans les arbres. Et ce, à partir d’ancêtres marsupiaux, ou bien euthériens.